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Immobili di lusso e riciclaggio in Francia [FR]

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L’Obs pubblica un’inchiesta sul riciclaggio del denaro sporco in Francia attraverso gli investimenti in immobili di lusso. Un mercato immobiliare che attrae oligarchi russi, parenti di leader politici il cui reddito noto non è sufficiente a coprire la spesa, individui coinvolti in casi di corruzione e altri presi di mira da sanzioni economiche per violazioni dei diritti umani.

Più di sessanta personalità straniere, capi di stato, ministri o controversi uomini d’affari hanno investito in Francia centinaia di milioni di euro per acquistare case o appartamenti di lusso. “L’Obs”, associato a un collettivo di giornalisti indipendenti, rivela la portata del fenomeno, su cui incombono forti sospetti di riciclaggio di denaro sporco. Sotto lo sguardo più che passivo di notai e autorità.

La vue sur la mer est éblouissante. Une de ces vues de carte postale qui attirent les grandes fortunes du monde. La villa et sa piscine, bordée de pins, dans l’un des coins les plus populaires de Saint-Tropez, invitent à la contemplation. La propriétaire de l’endroit doit tellement l’aimer qu’elle a même acheté… la maison d’à côté. Par l’intermédiaire de deux sociétés civiles immobilières (SCI), appelées Zebra et La Grenouille, une certaine Sevil Aliyeva a acheté la première maison, qui compte une quinzaine de pièces, sans compter l’appartement de trois pièces du gardien, en 1999 pour 5,2 millions d’euros ; puis la seconde, en 2008, pour 15,9 millions d’euros.

Car ce n’est pas fini : Sevil Aliyeva, c’est son nom, possède aussi quatre appartements juste à côté des Champs-Elysées, d’une valeur totale de plus de 14 millions d’euros, via des SCI dénommées cette fois Succès, Grand Succès et La Chance. Avec un tel patrimoine immobilier, on pourrait aisément imaginer que cette élégante sexagénaire est une businesswoman de haut vol. D’autant qu’elle possède aussi des maisons dans The Boltons, l’un des quartiers les plus chers de Londres, où elle dit vivre, cette fois via des entreprises enregistrées dans des paradis fiscaux. Sauf que sur certains documents officiels liés à ses opérations immobilières en France, Sevil Aliyeva se déclare « compositeur de musique » – elle a bien sorti deux CD il y a une dizaine d’années, mais ils ne sont plus disponibles à la vente. Et sur d’autres documents, elle se dit « sans profession ».


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